Les résidents du LAB’O se mobilisent pendant la crise

21 avril 2020

Depuis le début de la crise sanitaire et pour suivre les consignes de confinement, la plupart des startups du LAB’O ont naturellement adopté le télétravail. D’autres, avec une logique de production, sont parfois sur place. Mais que se passe-t-il au LAB’O en ce moment ?

Dans ce lieu où règne habituellement l’effervescence, c’est désormais très calme. Le LAB’O Village by CA Orléans a considérablement changé de rythme et d’ambiance depuis le 16 mars. Globalement tous ses résidents ont joué le jeu du télétravail, un exercice plutôt aisé pour des startups qui utilisent le numérique au quotidien…

Accompagner à distance
Le pôle entreprises qui accompagne les startups tout au long de leur résidence au LAB’O fonctionne à distance et à 100%. Si les premiers jours le pôle a surtout répondu aux questions concernant le dispositif des aides mises en place par le gouvernement, il continue aujourd’hui de conseiller les startups et les suit au quotidien. De même, le programme Saxo45 est maintenu à distance. « Le plus difficile pour les startups aujourd’hui c’est de parvenir à se projeter. Personne ne sait quand la crise va s’arrêter. Et les startups ont cependant besoin d’estimer la trésorerie qui leur est nécessaire pour tenir », explique Julien Goujon, le LAB’O manager. Quand une machine s’arrête, elle est souvent plus longue à redémarrer qu’à s’arrêter.
Le Pôle Accompagnement, Partenariats et Services (PAPS) et le pôle Relations Village by CA poursuivent aussi leur activité en télétravail. Tous les événements prévus avant l’été ont été reportés à la rentrée. Le nouveau calendrier des événements s’affinera lorsque les conditions de la reprise seront réunies. Les partenaires du LAB’O, présents dès les premiers instants de la crise, ont rapidement transmis des informations précieuses sur les mesures spéciales Covid-19, notamment In Extenso, Michel Creuzot, EY Ventury Avocats, Orcom, Fidal… Les permanences hebdomadaires et les ateliers de sensibilisation qu’ils organisaient au LAB’O sont désormais remplacés par des rendez-vous individuels en ligne d’1 heure, en visioconférence. Grâce aux forts partenariats noués par le LAB’O avec ces entreprises du territoire et bien d’autres, l’équipe travaille d’arrache-pied sur les dossiers d’accompagnement financier des startups par les partenaires. « C’est d’autant plus important de parvenir à aider les Labonautes en ce moment. Nous savions pouvoir compter sur les partenaires. Mais là vraiment, ils sont extrêmement mobilisés pour apporter leur aide. Le budget de certains événements qui provenait d’eux  a d’ailleurs été reporté sur l’accompagnement financier des startups » explique Stéphanie Hublin-Besson, responsable du PAPS. Le pôle propose actuellement deux challenges aux étudiants sur une plateforme en ligne. Enfin Orléans Pépinières assure une permanence chaque matin pour un suivi quotidien du courrier, des réceptions et des envois, en parallèle du travail de La Poste. L’association qui gère notamment l’accueil et la vie quotidienne des résidents s’adapte une fois encore à leurs  besoins plus particuliers en cette période.

Des aides pour les startups
Le dispositif d’aides proposées aux entreprises est de plusieurs natures, Julien Goujon explique : « le chômage partiel, le fonds de solidarité pour les TPE qui permet aux chefs d’entreprises sans contrat de travail de percevoir jusqu’à 1 500 € et le Prêt Garanti par l’État (PGE) proposé par la BPI avec le réseau des banques sont des mesures essentielles dans le dispositif actuel. Les banques assurent un rôle primordial dans la crise. Elles accompagnent dans l’urgence leurs clients avec une efficacité appréciée des entrepreneurs. Le PGE peut réellement permettre de renforcer la trésorerie des startups. La plus grande difficulté est d’estimer l’impact du COVID-19 sur leur activité, et la durée de la crise. »

Le confinement devient un temps de réflexion
Globalement nombreuses sont les startups du LAB’O à profiter de la période pour se consacrer aux sujets de fond. Les sujets sur lesquels elles ne parvenaient pas à dégager suffisamment de temps jusqu’ici. Le ralentissement de l’activité pour certaines, le télétravail pour d’autres sont propices à réinventer le travail. Remettre à plat sa stratégie et repenser son modèle économique, répondre à des appels à projets, protéger sa propriété intellectuelle, apprendre à coder, travailler son plan de communication, sa stratégie de marketing digital, ses relations presse… autant d’actions indispensables qui bénéficient de la crise pour voir le jour. « Lever un peu le crayon c’est aussi prendre le temps de se poser les bonnes questions, complète Julien Goujon.

Des Labonautes engagées et solidaires
Nextino a répondu à un appel à projets du Ministère de la Défense et propose désormais en accès gratuit sa solution de protection des données pendant la durée du confinement.
La Wild Code School qui poursuit évidemment son enseignement à distance propose aussi des événements gratuits en ligne ouverts à tous. Pour s’y inscrire, c’est ici.
Également solidaire en cette période de confinement, l’Industry Lab a travaillé en collaboration avec de nombreux acteurs locaux pour fabriquer jusqu’à 120 visières par jour destinées aux personnels soignants.
Ipisanté met à disposition sur son site internet des astuces, des conseils et des programmes pour s’occuper et s’aider au quotidien pendant le confinement. Par ce biais, Ipisanté repère les personnes déclarant un symptôme afin de leur permettre d’accéder à une téléconsultation depuis leur domicile.
Cood offre gratuitement des ateliers de codage en ligne à destination des collégiens dans le cadre du programme scolaire et grâce au sponsoring d’Amazon. Les ateliers se font en interactivité avec un formateur via un outil de vidéoconférence et sont accessibles à tous, sans aucune expérience requise au préalable. A découvrir et tester ici !
Enfin, toujours dans un élan de solidarité et de citoyenneté qui ne surprend pas de la part des résidents du LAB’O depuis le début de la crise, VoxM met gratuitement sa solution à la disposition des médias afin qu’ils recueillent des témoignages et permettent aux auditeurs d’interagir facilement  avec eux.

Des événements… oui mais en ligne
Le prochain Startup Weekend Orléans sera une édition internationale Covid-19, en ligne et gratuite. Il aura lieu du 24 au 26 avril et son objectif : lutter contre la crise et réinventer le monde de demain en construisant les projets qui permettront de surmonter cette période. Les thèmes concernés sont « santé – business – solidarité – éducation – environnement » et les inscriptions encore ouvertes ici.
Le réseau des Villages by CA propose chaque jour à 14h un webinar dédié aux sujets de préoccupation des startups en période de confinement.  Ces webinars, appréciés des Labonautes, sont consultables à tout moment et en rediffusion. Les prochains thèmes sont « Comment convaincre les Business Angels en période de Covid ? » (20 avril) par Sylvain Chadirac, Délégué Général chez Paris Business Angels » ; « La trésorerie, un enjeu stratégique en temps de crise » (21 avril) par Laurent Brieu, Directeur Banque d’Affaires et d’Investissement du Crédit Agricole Languedoc ; « L’audit : du branding au web-marketing, prenez le temps de construire votre reprise » (23 avril) par Laura Strelezki, fondatrice et meneur de projet freelance à La Collab et Claire Marc, meneur de projet freelance à La Collab ; « Prévenir ou gérer la faillite de sa startup » (24 avril) par Pierre Jarrossay, Directeur Expert Comptable et Commissaire aux Comptes chez SFC Paris. Pour vous y inscrire, c’est ici. Enfin, Maddyness donne aussi quelques conseils pour vivre au mieux cette période de confinement et suivre des conférences en ligne.

Face à la crise, le LAB’O Village by CA Orléans adopte une stratégie dans la continuité. Chacun y fait face en mode startup. Certains résidents poursuivent même leurs recrutements et intègrent de nouveaux collaborateurs en télétravail. L’idée est bien surtout de penser à l’après…