Gyrolift, la révolution dans le monde du handicap

9 mars 2021

Gyrolift est un fauteuil roulant électrique et compact sur deux roues qui permet de se verticaliser et de se déplacer avec facilité, debout ou assis. Une petite révolution dans le monde du handicap.

Pour Lambert Trénoras, fondateur de la société Gyrolift en 2017 installée au LAB’O Village by CA Orléans, imaginer ce fauteuil ne date pas d’hier. C’était déjà le sujet de sa thèse lorsqu’il préparait un doctorat en robotique. « J’ai toujours travaillé dans le secteur médical et passé dix ans dans l’univers du handicap. J’ai croisé la route de Luc Soubielle et de son association Handipode. Un jour en faisant du Segway, ce gyropode sur deux roues, il s’est dit « mais pourquoi ne pas l’adapter pour les personnes à mobilité réduite comme mon fils ? » De là est parti le sujet de thèse et la recherche d’une solution compacte, discrète, très maniable et qui dé-stigmatise l’usage du fauteuil roulant. « Gyrolift est une solution qui combine le gyropode à un siège électrique stable qui se verticalise. Son design ne renvoie pas à l’image du fauteuil roulant », explique Lambert. D’ailleurs son usage ne se limite pas aux personnes à mobilité réduite. Les seniors, pour les soulager dans leurs déplacements, ainsi que les personnes accidentées trouvent un confort et parfois même la possibilité de retrouver leur poste de travail à l’identique.

Tout terrain et hyper maniable
Gyrolift possède une autonomie lui permettant de parcourir 40 km dans la journée. Son format compact, 60 cm de large, lui ouvre l’accès à toutes les portes classiques. Son assise est à la même hauteur qu’un siège de bureau et se glisse donc facilement sous une table. Sa maniabilité lui permet de faire un tour complet sur lui-même (pratique dans un ascenseur !) et il peut franchir un trottoir. Son coût s’élève aujourd’hui à 18 000 € HT et diminuera avec les volumes de production. Lambert et son équipe s’adressent aux entreprises ainsi qu’aux distributeurs de matériel médical. L’achat du fauteuil peut être financé tout ou partie par la taxe de l’AGEPHIP.  Il ajoute : « ce fauteuil est un concentré de technologies qui va révolutionner le quotidien de nombreuses personnes aussi bien au travail qu’à la maison. Il répond aux normes très strictes des appareils destinés aux personnes en situation de handicap et vient d’obtenir l’homologation.» Après le process très long du marquage CE qui fait entrer le fauteuil dans le dispositif médical classe 1, vient maintenant la question de l’industrialisation du procédé. «Nous avons des précommandes de la part d’ENEDIS, notre partenaire historique ainsi que de Dassault Systèmes et Thalès. Notre objectif est de fabriquer 50 Gyrolift en 2021 grâce à nos sous-traitants locaux.» Des châteaux et des musées s’intéressent aussi à cette innovation pour proposer l’accès à leurs jardins et leurs expositions. Là où les sols en terre ne facilitent pas le déplacement d’un fauteuil « classique » par exemple. Ou encore dans les salles où les personnes en Gyrolift verticalisé porteraient enfin le même regard sur les œuvres qu’une personne debout. Question de point de vue…

En savoir plus : http://www.gyrolift.fr/

 

Article publié dans le magazine Acteurs de l’éco n° 31

gyrolift